DESINTOX : le classement environnemental du Val-d’Oise
Notre département s’est retrouvé 95e sur 95 dans le classement des départements en fonction de leur politique environnementale dans le numéro de décembre 2010 de « La Vie ». « Le Parisien » en a fait sa une et la droite son miel. Elle a cru y trouver l’arme absolue contre la gauche et le diffuse dans tous les cantons depuis le début de campagne électorale. Pour info, nous étions classés 89e en 2008, après 40 ans de droite, un classement constant.
L’incompétence des candidats UMP est totale car aucun n’en connaît vraiment le contenu. Marie-Evelyne Christin l’a reproduit sans précaution et évidemment sans l’avoir lu. Si elle avait pris la peine de s’interesser à chacun des 6 critères utilisés, elle aurait du remarquer :
- que la moitié des critères utilisent des données de 2007 ! (sous la droite)
- que l’autre moitié se base sur des tendances lourdes très anciennes ! ou qui ne sont pas du ressort du conseil général.
Le décryptage du classement avec les 6 critères retenus à décrypter
– Le taux de valorisation des déchets ménagers :
- Il s’appuie sur des chiffres de 2007 sous gouvernance de la droite !
- Ce n’est pas la de la compétence du département !
- Le poids de l’agriculture biologique :
- L’agriculture biologique ne peut pas avoir évolué significativement en 30 mois !
- Le Val-d’Oise paie les conséquences des choix de l’agriculture intensive.
– Le degré de pollution aux nitrates :
- Cette pollution mesurée est le fruit d’une pollution phytosanitaire ancienne.
- La droite doit assumer sa politique qui nous a mené là !
- Le calcul de la mobilisation politique du territoire :
- Les résultats électoraux territoriaux des Verts ne sont pas un critère pertinent.
- La qualité de l’air :
- Liée aux nuisances aéroportuaires et routières que nous n’avons pas inventées ! (Roissy, Le Bourget et le réseau routier existant).
– Le retard pris en matière d’énergie renouvelable :
- Il incombe en quasi-totalité à la gouvernance de droite !
- Il ne peut pas être comblé en trois ans chacun de bonne foi le sait.
Le « très mauvais élève » après 40 années de droite ne peut donc que s’améliorer !
Posté par Christophe DULOUARD le 24 mars 2011
















